La communication politique en période d’élections

Mardi 28 février, Pierre Morin, attaché parlementaire de Marie-Anne Chapdelaine, député PS depuis 2012, est venu nous parler de communication politique en période d’élections. Pierre, qui a aussi été directeur de cabinet du Président du conseil départemental 35, nous a livré quelques réflexions issues de son expérience.

A son sens, une communication politique doit être « sobre, coller à la personnalité de l’élu et ne pas être court-termiste. »

Pour lui, la difficulté majeure actuellement est que « beaucoup de gens ne peuvent pas ou ne veulent pas accéder à l’information ». Les premiers car la misère sociale ou l’isolement ne leur en donnent pas la possibilité. Les autres, installés dans un certains confort, s’en détournent (NDLR : ceux que Brice Teinturier, directeur général d’Ipsos appelle les Prafs dans son dernier livre, « les plus rien à foutre »).

La communication politique a considérablement évolué du fait des contraintes de la période électorale et du risque du troisième tour au contentieux (surtout si l’écart des voix est faible).

Les budgets en politique sont limités par la loi (environ 30 000 euros dans une circonscription de 100 000 habitants pour un député en campagne pour les législatives, c’est ce que rembourse l’État) et donc on ne peut pas faire grand chose (un 4 pages, des tracts...).

Ce qui est compliqué, c’est que le nombre de militants c’est raréfié... Or c’est sans doute encore le bon vieux porte à porte qui permet le mieux de convaincre les électeurs avant les marchés et le « boitage ».

Les réseaux sociaux ont pris plus d’ampleur (notamment Facebook et Twitter) mais avant, un bon communiqué dans Ouest France permettait d’être sûr d’être lu et vu, ce qui n’est plus aussi vrai.

Reste une évolution considérable en communication politique : l’utilisation des datas qui permettent de savoir où concentrer ses efforts pour aller repêcher « les voix de ceux qui nous ont quitté ».

Une conférence passionnante.

Véronique TRUB, membre du CBC 35