Politique RSE dans l’entreprise : vers une nouvelle ère de communication ? Définition et fondements

Quel est le point commun entre le télétravail, les emballages recyclables, les achats locaux, le management libéré ou encore le mécénat ?
Oui ! Vous avez raison, la RSE. On parle de plus en plus de RSE dans les médias, dans les entreprises, sur les réseaux sociaux. Mais pourquoi ? Qu’est-ce que la RSE a de si intéressant ? Est-ce une mode ? Une obligation ?
LA CBC UNIT COMMUNICATION RSE VOUS DIT TOUT

Réflexion autour de la RSE

Pour illustrer l'esprit collaboratif de la RSE

Commençons par la définition exacte de la RSE

Responsabilité Sociale des Entreprises, ou Responsabilité Sociétale des Entreprises, vaste débat 🙂
La RSE regroupe l’ensemble des pratiques mises en place par les entreprises dans le but de respecter les principes du développement durable que sont l’environnement, le social et l’économie.

La Commission Européenne définit le concept comme :

« l’intégration volontaire des préoccupations sociales et écologiques des entreprises à leurs activités commerciales et leurs relations avec leurs parties prenantes. Être socialement responsable signifie non seulement satisfaire pleinement aux obligations juridiques applicables, mais aussi aller au-delà et investir davantage dans le capital humain, l’environnement et les relations avec les parties prenantes ».

Mais pourquoi la RSE ? (Genèse)

D'où est venue la nécessité impérative d'inciter fortement les entreprises à respecter l'environnement, les hommes tout en restant profitable ?
Paradoxalement c’est le paternalisme du 19eme siècle industriel qui fera naitre le concept de responsabilité sociale.
Puis ce sera à son tour le mouvement de "Business Etichs" qui a appellera dans les années 50 aux USA les chefs d’entreprise à la responsabilité morale.
C’est dans cette continuité de pensées que dans les années 70 le concept de "Stratégique utilitariste" (de pensée protestante) à mis en évidence que le comportement responsable de l’entreprise pouvait améliorer jusqu’à ces performances économiques.
Il a fallu attendre les années 90 et toute sa cohorte de catastrophes économico-sociales (de la vache folle en passant par EXXON VALDEZ, ENRON jusqu’aux délocalisations subies) pour qu’on donne naissance de façon plus précise à la RSE.

A ce jour c’est la norme ISO 26000* qui en donne la définition la plus précise :
La RSE c'est la responsabilité d’une entreprise vis à vis des impacts de ses décisions et activités sur la société et sur l’environnement se traduisant par un comportement éthique et transparent qui :
- contribue au développement durable
- contribue au bien-être et à la santé de notre société
- prend en compte les attentes des parties prenantes
- respecte les lois en vigueur
- est intégré dans l’ensemble de l’entreprise (ou organisation)
- est mis en œuvre dans ses relations à l’interne et à l’externe
- est en accord avec les normes internationales de comportement

* cette Norme n'en est pas une car son cadre n'est pas limité dans sa mise en œuvre - elle vise simplement à guider l'entreprise dans sa mutation.

Pourquoi les entreprises se l'approprient ?

Quel est leur intérêt ? Economique, convictions, souci de différenciation, demande des clients, demande règlementaire (pour certains), vis à vis du handicap ?

Outre une motivation dû à des convictions politiques du dirigeant, politique ou sociétale, on dénombre quatre raisons principales conduisant les entreprises à s'engager dans une démarche RSE
- Tout d'abord le poids d'une « Conjoncture » de fond (Mondialisation - Écologie),
- Le poids de l'opinion publique sur la moralité de l'entreprise,
- Le cadre imposé par les réglementations,
- Le besoin commercial d'une différenciation sur un plan concurrentiel.

Ok, mais concrètement, ça se passe comment la RSE ?

Et bien déjà, tout dépend dans quel type d’entreprise vous travaillez.
Les sociétés qui emploient au moins 500 salariés, qui sont cotées en bourse ou qui ont un CA supérieur à 100 millions d’euros ont pour obligation de produire un rapport annuel afin de rendre compte de leurs actions et de leurs résultats en matière de responsabilité sociale d’entreprise. On y parle d’impact carbone, de réduction des déchets, d’écologie, d’emplois de personnes en situation de handicap…
Pour les plus petites entreprises, il s’agit surtout de la volonté du dirigeant de mettre en place des actions en faveur du développement durable et d'un nouvel équilibre social. Elles peuvent être globales, c'est-à-dire rayonner de manière générale dans tous les services de l’entreprise (achats, relations commerciales et fournisseurs, gouvernance partagée, réduction des déchets …) ou bien se focaliser sur une problématique particulière (les emballages recyclables par ex).
QUELQUES EXEMPLES PRATIQUES en vrac ISSUS de la mise en place d'une politique RSE : le télétravail, le recyclage des déchets, l’apprentissage de la conduite éco, l'utilisation des énergies alternatives dans les missions de fabrication de biens, de transport et plus globalement de déplacement de l'entreprise, la réduction des emballages, la gouvernance partagée, la formation d’apprentis, la non discrimination à l’embauche, collaborer avec un CAT, lutter contre la corruption (refuser les cadeaux fournisseurs par ex), optimiser les conditions de travail des salariés…

Les entreprises ont la possibilité de se faire labelliser

Label LUCIE, Eco label, Iso 26000, Charte de la Diversité, Entrepreneurs + engagés etc... (on vous préparera un billet dédié à ce sujet).
Mais avant tout, il s’agit d’un état d’esprit. Certes le concept de bonheur au travail est à la mode et les happiness managers ont le vent en poupe mais la RSE n’est pas du marketing. Elle peut être mise en avant afin de se distinguer, de promouvoir le fonctionnement d’une entreprise mais elle reflète surtout une volonté de travailler intelligemment, en mettant en place des actions de bon sens afin de favoriser la bienveillance et le bien-être.

Quels sont les labels ?

Plusieurs labels sont possibles. Il faut bien se renseigner et en choisir un en fonction de vos besoins et de votre objectif.
En effet, un label ISO est indiqué pour des entreprises souhaitant mettre en avant leurs procédures, leur qualité alors que le Label Lucie par exemple est moins contraignant.
Voici quelques labels (la commission propose de vous faire un post dédié une prochaine fois) :
- Eco label ou NF environnement
- Lucie
- AFAQ26000
- Label Egalité
- Charte de la diversité
- Charte de la parentalité
- Entrepreneurs engagés
...

Qui s’en occupe dans l’entreprise ?

Là encore, tout dépend dans quel type d’entreprise vous travaillez. Une personne ou carrément un service peut être dédié à la RSE. C’est le cas des banques par ex mais aussi de certains assureurs ou des entreprises d’agroalimentaires. Les profils sont variés. On voit des salariés issus de la communication ou encore de la qualité ou des services commerciaux devenir en charge de la RSE. Tout dépend de ce que l’entreprise veut valoriser.
La commission vous préparera un billet sur les formations RSE qui existent – Si ça vous intéresse.

On en dit quoi ?

Nous, à LA CBC UNIT COMMUNICATION RSE , nous sommes tous convaincus que le développement durable, l'équilibre social et une économie raisonnée sont indispensables à toute entreprise pour se développer. Les mentalités évoluent car nous sommes de plus en plus conscients des enjeux et de l' impact sur notre terre mère, sur l’importance du mieux-être pour être simplement performant
A notre échelle, nous pouvons aussi tous faire un petit quelque chose pour la cause environnementale, mais aussi dans notre entreprise pour éveiller, initier, soutenir une démarche.
Il est aussi essentiel que chaque dirigeant d’entreprise ne voit pas la RSE comme une contrainte ou comme un énième norme à respecter mais bien comme une opportunité supplémentaire de progrès dans la marche de l'entreprise et de mieux-être des individus. Cela implique parfois de déléguer, de se remettre en question, de revoir sa copie, de changer son point de vue, de raisonner sur d'autre référentiels, de bouger ses lignes en considérant le système dans lequel l'entreprise et ses acteurs évoluent, son environnement géographique, économique, sociétal, législatif...

Quels impacts sur la communication d'entreprise ?

C'est ce que nous avons pour ambition d'éclaircir dans notre UNIT. On peut d'ores et déjà évoquer la nécessité d'une certaine modestie dans son approche mais aussi dans sa forme écrite, dans le choix des canaux et des outils. On peut aussi parler d'une reconsidération de son éco-sytème, les employés, les fournisseurs, les partenaires, avec par exemple un changement de ton et de positions dans la rédaction des contrats. Enfin la "louabilité" d'une initiative pour la RSE peut tenter certains acteurs à en faire publicité dans un simple intérêt commercial logique. Accordons-nous cependant, pour dire que quelles qu'en soient les raisons pragmatiques plus ou moins avouées, la forme de cette publicité nous importera de premier chef car intrinsèquement contre-productive et altérant le discours et la vocation première de cet engagement durable et sociétal. En effet elle devra d'abord viser un bénéfice commun et simplement privilégier l'information.

Nous vous donnons rendez-vous pour une prochaine réflexion commune

NOTE D’ÉDITION : Tous les écrits du Blog sont le produit d’une collaboration à laquelle ont participé les membres de la CBC Unit Com' RSE Alice Vettoretti, Catherine Godeloup, Catherine Ducoloné, Cathie Bertin, Sarah Kerzerho et Laurent Boinville